Album "Voyages" (2016)

« L’écoute du nouvel album d’Adrien Marco,  «Voyages», est un voyage absolument délicieux. La superbe guitare d’Adrien  nous invite à voyager à travers l’essence du Jazz Manouche, en ajoutant des sons méditerranéens de sa ville natale italienne. Sa gamme va de ballades sincères à de flamboyants airs manouches. «Voyages», révèle un goût exquis dans le choix du répertoire, de grandes chansons et des arrangements originaux, et de la diversité globale dans le son et le timbre. Le jeune homme joue de la guitare acoustique et électrique, met l’accent sur l’interprétation mélodique, affiche une connaissance musicale éclectique et cite souvent des phrases reconnaissables délicieuses sur son improvisation. La section rythmique groove avec haut niveau, polyvalence et bon goût. Aussi Julien Brunard au violon affiche des performances étonnantes. Enfin, l’arrangement du guitariste et son interprétation sur « Historia De Un Amor » fait probablement de cette version l’une des meilleures qu’on puisse trouver. »

Nuno Marinho – nunomarinhomusic.wordpress.com

 

« Troisième disque enregistré via KissKissBankBank pour ce trio qui existe depuis 2008 ; bien boosté par une rythmique efficace et soudée ( Adrien Ribat, guitare et Maxime Ivachtchenko, contrebasse), Adrien confirme tout le bien que l’on pensait de lui ; aussi à l’aise à l’électrique (cf  Cherish, étonnante reprise de Kool and the gang où l’on n’est pas loin de Babik) qu’à l’acoustique , Adrien est avant tout un styliste attentif au son, à la sculpture de la note et à la construction du chorus ; il y a parfois du Moréno dans son phrasé sentimental et aérien, mais en moins énervé ; de la virtuosité mais pas de précipitation, Adrien n’hésitant pas à musarder (cf son chorus sur Come prima). Très éclectique et plutôt inhabituel, le répertoire passe de Fly me to the moon à True love ways de Buddy Holly, de Historia de un amor (avec un bel exposé signé Adrien) à I’ll gladly make the same mistake again, chanté jadis par Dean Martin, des morceaux chantants  revus et corrigés avec finesse et intelligence sans jamais oublier le swing. Sur deux titres, Adrien a invité Julien Brunard, violoniste qui joue régulièrement en concert avec le trio (cf le nerveux Blues du caviste de sa composition). Côté manoucheries, deux versions de For all the people that i love de Jimmy Rosenberg et de Milko de Titi Winterstein, qui n’ont rien à envier aux cadors du style. A signaler aussi Robe Noire, valse très enlevée signée Adrien avec un bel arrangement de guitares en re-re, où son phrasé à l’articulation limpide fait merveille. Voilà un disque vivement recommandé qui prolonge et renouvelle le style avec une fraîcheur bienvenue. Bravo ! »

Francis Couvreux – TradMag

“Fin orpailleur du langage manouche, artificier patient de ses sets live, Adrien Marco fait sauter à coups d’éclairs un album tout aussi urgent que les précédents et plus clair encore. L’air du temps semble nourrir de bout en bout l’opus. Pas de réactualisation du manouche, pas de modernité hors-sol ici, non simplement l’envie, visiblement aussi joyeuse qu’indéboulonnable, de relier l’héritage digéré – For All The People That I Love de Jimmy Rosenberg, quasi-cas d’étude amoureuse – à l’échappée hors du répertoire qu’on aurait douillettement pensé prédestiné au guitariste – plongée royale dans le True Love Ways de Buddy Holly, pépite secrète du panthéon rock’n’roll.”

Guillaume Malvoisin – “Coups de Pompe !”, Magazine Tempo # 59.

Album Clin D'oeil (2013)

« Découvert très récemment sur le site de l’ami Patrus (on voit Adrien Marco croiser les cordes lors du festival Django in june aux USA), j’ai pu apprécier le talent de ce jeune guitariste à Samois en juin dernier lors d’une jam chez ce même Patrus, décidément incontournable. « Clins d’œil » est le 2ème disque de son trio créé en 2008 du côté de Sens dans l’Yonne ; bien accompagné par Adrien Ribat, guitare et Maxime Ivachtchenko, contrebasse, Adrien s’affirme comme un talent prometteur. Si son phrasé limpide, sans précipitation, emprunte à l’école hollandaise (cf sur le superbe Bossa cantique d’Am Katénès, où il a des accents à la Stochelo) et à l’école parisienne, notre homme a bien digéré ses influences (cf « douces influences » justement, remarquable composition personnelle où planent les ombres de Django et de Costa Lucas, brillamment interprétée en solo, Adrien conjuguant finesse et sensibilité, enchaînée avec une version très poétique de Que reste-t-il de nos amours de Trenet). Contrairement à pas mal de jeunes gâchettes dans le style, cet autodidacte n’abuse pas de sa remarquable technique, préférant sculpter les notes en y mettant du sentiment et laisser la musique respirer (cf sa version poétique de Sabor a mi , jadis enregistrée par Tchan Tchou puis plus récemment par Moréno), montrant quand il le faut qu’il a aussi des doigts et qu’il sait ce que swinguer veut dire (cf son chorus nerveux sur Sunny dans une version enlevée sur laquelle brille aussi Julien Brunard , invité sur deux titres au violon, ou son interprétation remarquablement envoyée de Latcheben , magnifique valse acrobatique de Wasso Grüneholz). Choisies avec gout, les reprises vont de Jardin d’hiver de Salvador à Joseph Joseph, en passant par l’été indien (Adrien envoie quelques belles fusées) ou Love, enregistré jadis par Nat King Cole. Django n’est pas oublié, bien sûr, avec Troublant boléro, Django’s tiger et Blues en mineur, joué à la guitare électrique façon Django années 40/50. On sent une humilité et un immense respect pour la musique chez ce jeune guitariste dont on va certainement entendre parler dans un futur proche. En attendant, voilà un disque qui s’écoute avec grand plaisir. Vivement conseillé ! »

Francis Couvreux – DjangoStation